Calendrier politique
Fabrication du compromis et adoption de l’article 216bis.
1996 → 2026 · chronologie
20 jalons · 4 fils d’événements
La force du Kazakhgate tient à la superposition de trois séquences : un procès belge imminent, une réforme accélérée et des intérêts commerciaux français majeurs. Utilisez les filtres pour isoler chaque fil.
Fabrication du compromis et adoption de l’article 216bis.
Du dossier Tractebel à la transaction, puis aux enquêtes belge et française.
Coopération aéronautique, assemblage local et CJIP Airbus.
La justice s’intéresse aux commissions liées à des actifs énergétiques au Kazakhstan. Patokh Chodiev obtient la nationalité belge en août 1997.
Chodiev, Alexandre Machkevitch et Alijan Ibragimov sont inculpés en Belgique pour faux, blanchiment et association de malfaiteurs. Ils restent présumés innocents.
Une note française ultérieure affirme que le président kazakh a sollicité Nicolas Sarkozy en faveur de Chodiev. La note établit l’existence de l’affirmation, pas sa réalisation.
Didier Reynders demande à ses collaborateurs de relier la réforme du secret bancaire à l’extension de la transaction pénale. Le sens politique de cette initiative reste disputé.
Alors que le renvoi du trio devant le tribunal se rapproche, la réforme avance. Armand De Decker intervient auprès du cabinet de la Justice.
La loi élargit le champ de la transaction pénale. Une seconde intervention législative en juillet corrige et consolide le dispositif.
Le paiement accepté par le parquet éteint l’action publique. La transaction pénale proprement dite est d’environ 3,5 millions d’euros, distincte d’un accord fiscal antérieur.
Le conseiller français écrit que De Decker aurait sensibilisé les ministres de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères. Reynders conteste avoir été approché sur Chodiev.
La coopération Eurocopter–Kazakhstan est formalisée dans la même fenêtre. Le protocole initial évoquait jusqu’à 45 EC145 ; Airbus en recensera 26 assemblés localement en 2018.
Reynders rencontre Catherine Degoul et Armand De Decker au Sénat. Il affirme que l’entretien concernait Jean-Pierre Bemba, non Chodiev. La rencontre est postérieure aux faits centraux de 2011.
Une information judiciaire est ouverte à Paris autour de soupçons de corruption et de blanchiment liés aux contrats kazakhs.
La Belgique ouvre une information. En France, Étienne des Rosaies puis Aymeri de Montesquiou sont mis en examen. Une mise en examen n’est pas une condamnation.
La Cour constitutionnelle juge insuffisant le contrôle du juge sur une transaction conclue après l’engagement des poursuites.
La Chambre auditionne ministres, magistrats et témoins. Elle documente l’opacité du processus, sans démontrer que l’intervention française a causé l’adoption de la loi.
Armand De Decker est inculpé de trafic d’influence. Son décès en 2019 éteint l’action publique à son égard.
La Cour de cassation prononce un non-lieu au bénéfice des dernières personnes visées. Didier Reynders n’a pas été inculpé dans ce dossier.
Airbus conclut en France un accord de 15,86 millions d’euros couvrant notamment l’usage d’intermédiaires dans des campagnes au Kazakhstan antérieures à 2012. Il ne constitue pas une condamnation individuelle.
Reynders est perquisitionné dans une enquête de blanchiment liée à des dépôts en espèces et à e-Lotto. Aucun lien avec le Kazakhgate n’est alors établi publiquement.
Didier Reynders est inculpé dans cette affaire distincte. Il conteste les faits et bénéficie de la présomption d’innocence.
Le volet bancaire distinct est éteint contre 1,6 million d’euros. Cette transaction ne couvre pas Reynders et ne prouve aucune origine kazakhe des fonds examinés.