Depuis 2021, la Belgique fait face à une crise structurelle de l'accueil. La réponse : un non-respect systématique des ordonnances judiciaires. L'État paie des amendes plutôt que d'obéir à la loi.
9 000+
Décisions ignorées
M€+
Amendes payées
0
Responsables sanctionnés
« Quand un État ignore systématiquement ses propres tribunaux, il fonctionne comme un État voyou. L'État de droit n'existe plus que sur le papier. »— Magistrat belge, 2025
La chronologie
2021
Automne 2021
Début de la crise
Le réseau Fedasil atteint saturation. Premiers demandeurs d'asile sans abri.
Hiver 2021
Premières condamnations
Les tribunaux ordonnent l'hébergement. Premiers cas de non-respect.
2022
T1-T2 2022
Le schéma s'installe
Non-respect systématique. L'État préfère payer des amendes.
Été 2022
Centaines à la rue
Images du Petit-Château diffusées internationalement.
Automne 2022
1 000+ décisions
Le Conseil d'État s'inquiète.
2023
Décembre 2023
5 000 décisions
Cap symbolique. Les instances européennes surveillent.
2024
T1 2024
« État voyou »
Des magistrats utilisent le terme publiquement.
Automne 2024
7 500+ décisions
Négociations gouvernementales. Crise ignorée.
2025-2026
Janvier 2026
9 000+ décisions
Cette enquête confirme le dépassement des 9 000 ordonnances ignorées.
Pourquoi cela arrive-t-il ?
Le système particratique protège l'exécutif de toute responsabilité. La majorité contrôle le parlement via la discipline de parti. Pas de vote de censure. Pas de commission d'enquête. Pas de démission ministérielle.
L'État traite les amendes judiciaires comme un coût opérationnel — moins cher que de construire des places. La justice devient transactionnelle : payer pour violer.