Scénario A · le plus banal
Conflit social routinisé
Les syndicats maintiennent des journées d’action, obtiennent des corrections partielles et le gouvernement conserve l’essentiel de ses réformes.
Signaux : négociations régulières, participation fluctuante, concessions techniques, absence d’élargissement politique.
Scénario B · plausible
Convergence sociale élargie
Plusieurs secteurs — emploi, santé, enseignement, pensions, services publics — partagent un cadrage commun. Les manifestations restent non violentes mais plus fréquentes et socialement diversifiées.
Signaux : coordination intersectorielle durable, revendications communes, soutien public élargi.
Scénario C · plausible sous condition
Crise politique par accumulation
Un choc supplémentaire — budget, décision de justice, scandale, échec d’une réforme — se combine au conflit social et provoque une crise de coalition ou une remise en cause du calendrier politique.
Signaux : dissensions ouvertes dans la majorité, votes difficiles, ministres désavoués, appel à des élections anticipées.
Scénario D · faible mais non nul
Épisodes d’émeute localisés
Une manifestation ou un conflit sectoriel dégénère ponctuellement. Cela peut augmenter la polarisation et modifier la gestion policière des mobilisations suivantes sans produire un soulèvement national.
Signaux : répétition d’incidents, extension territoriale, rupture entre organisateurs et franges radicalisées.
Scénario E · faible au vu des données
Soulèvement maximaliste
Une coalition populaire soutenue ne vise plus seulement le retrait de réformes mais une transformation profonde de l’ordre politique. Les institutions ordinaires perdent leur capacité d’absorption.
Ce qui manque aujourd’hui : objectif maximaliste partagé, participation durable à une échelle beaucoup plus large, rupture significative des loyautés institutionnelles.