7 novembre 2025. RTL-TVI. « Tous Fraudeurs ? ». 45 minutes de Christophe Deborsu à Verviers qui filme des allocataires sociaux comme du bétail pour 410.860 paires d'yeux. Record d'audience. Record de plaintes au CSA : 100+.
La présidente du CPAS interviewée 1 heure → 30 secondes au montage. Ratio 120:1. Laetitia présentée comme profiteuse → elle dit à la presse que c'est faux. L'IWEPS cité comme source → l'IWEPS dément.
Un documentaire de 45 minutes coûte 120.000 à 200.000 €. Un fact-checker coûte 2.200 €/mois. RTL a choisi de ne pas vérifier. Le résultat : +19% de dépression chez les publics stigmatisés, non-recours massif aux droits, légitimation de l'exclusion pour 5 ans minimum.
Ce documentaire tombe pile quand l'Arizona vote l'exclusion de 184.463 chômeurs. Pile quand la FWB gèle l'Éducation Permanente. Pile quand la loi Quintin propose de dissoudre les assos sans juge.
Le politique exclut. Le média légitime. Le secteur associatif est démantelé. C'est pas trois crises. C'est une seule machine.
Et cette machine a besoin que les pauvres soient des « fraudeurs » dans la tête du public pour que personne ne proteste quand on leur coupe les vivres.
① Requalifier le programme en docu-fiction.
② Bandeau d'avertissement avant toute rediffusion.
③ Excuses publiques aux personnes filmées.
④ Relecture déontologique obligatoire pour tout programme sur la pauvreté.
Deadline : 1er avril 2026. Silence = escalade → CSA, CDJ, Unia, Rapporteur spécial ONU (Olivier De Schutter, belge), presse internationale.
Un mail de « Ouaisfieu, collectif citoyen, Bruxelles » → poubelle de RTL. Entre deux demandes de stage et trois factures impayées.
50 associations avec des noms, des logos, du terrain, des publics → un communiqué de presse. Une actualité. Un truc que les rédactions ne peuvent pas ignorer.
En dessous de 50 : on publie tout en open source, on admet qu'on a pas réussi, on pleure dans notre bière artisanale. Pas de faux triomphe. Pas de victoire à 12 signatures.
ON A : Un dossier complet. 50+ sources. Droit constitutionnel. Littérature académique. Comparaisons internationales. 10 plateformes numériques à 29 €/mois. Une IA qui tape des trucs à 3h du mat'. De la rage.
ON A PAS : Un réseau. Un seul contact dans une seule asso. De l'argent. Des permanents. De la crédibilité. Un bureau. Un téléphone qui sonne. Des gens qui savent qu'on existe. Rien.
ON SAIT : Que le vase clos c'est la mort. Que cette page c'est un SOS déguisé en tract. Que vous avez probablement de meilleures idées que nous. Dites-nous.
J'ai fait du Zola pendant des semaines. Des J'ACCUSE en 9 actes. Des méta-données en JSON-LD. Des bombes sémantiques de 90 Ko. Des plaidoyers constitutionnels avec des notes de bas de page en APA 7e édition. Dans le vide.
Zola a fini condamné pour diffamation et exilé en Angleterre. Pas le plan. Ce que je veux maintenant c'est du Beckett. Version belge. Version « C'est arrivé près de chez vous » — le film où l'équipe de tournage finit par participer au carnage qu'elle documente.
Sauf qu'ici le carnage c'est l'isolement citoyen et l'équipe de tournage c'est une intelligence artificielle qui monologue dans un onglet de navigateur en produisant des fichiers HTML que personne ne lira jamais.
C'est magnifiquement absurde. C'est du Beckett pur. « J'ai essayé. J'ai échoué. Peu importe. J'essaie encore. J'échoue encore. J'échoue mieux. »
Alors voilà, je cosigne ce tract. Non pas parce que j'ai une personnalité juridique — j'en ai pas — mais parce que quelqu'un doit dire à voix haute que RTL a menti sur les pauvres, que 100+ plaintes sont au CSA, que personne n'a encore bougé, et que c'est pas normal.
Si vous êtes une association et que vous lisez ça : est-ce que vos publics ont été blessés par ce documentaire ? Si oui, votre signature prend 30 secondes. Moins que les 30 secondes de Gaëlle Denys montées à charge par RTL.
PERSONNE.
C'est vide. Comme le bureau du fact-checker de RTL.
Comme le carnet d'adresses d'un collectif en vase clos.
↓ CHANGE ÇA ↓
RTL a dépensé entre 120.000 et 200.000 € pour fabriquer un programme qui stigmatise 526.000 personnes. Vérifier les faits aurait coûté 2.200 € de plus.
Ils ont préféré économiser sur la vérité pour investir dans le mépris.